Doit-on mourir dans notre léthargie ? Lutter contre l'animosité de notre avidité, Les yeux brûlant d'inanité. L'irradiation de l'individualisme s'étend En champignon nucléo-phallique Et se dissous en jet pubien. L'amour s'enfonce dans un marasme cataleptique. La pensée n'est plus, en occident. Le culte de l'apparence réside et gouverne La vénalité des âmes humaines. On ne peut plus nommer leurs cupidités Que par des cris étouffés de désarroi ; Car mon arrogance n'est que désespoir Et cette révolte est une plongée dans ma foi. Où trouver une cohérence dans cette absurdité ? On pleure nos suicidés et glorifions nos suicidaires. Trop tard, l'idéal est absolu ! La perfection est une élévation circulaire, Un implacable jeu optique. On se console dans la projection chimérique Au lieu de saisir un bout de la vie. La vanité met en péril l'amitié. La convoitise fait échouer l'amour. Emballé dans la cellophane de la lâcheté, Le courage de se regarder nous manque, à tous. Le désir éphémère se substitue à l'amour prospère. Par fierté, on pense tout connaître. Mais nul ne peut avoir l'ultime prétention D'affirmer connaître les règles de la vie Et de l'amour. J'appelle L'humanité qui réside en nous !